Digitalisation

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Interview pour l’UFE : « Quel avenir pour le recrutement au cœur de la DigitalHRisation ? »

Tandis que le monde des ressources humaines et du recrutement est frappé de plein fouet par la digitalisation, diverses tendances émergent qui remettent profondément en cause les habitudes et les pratiques ancrées qui régentent la relation entre le candidat et le recruteur. La principale conséquence de cette digitalisation est sans aucun doute l’apparition des réseaux sociaux comme vivier de candidats, en complément et sans doute à terme en remplacement des JobBoards. LinkedIn bien sûr mais aussi Facebook ou encore Twitter sont désormais des banques de profils comprenant des centaines de millions de candidats potentiels et des supports sur lesquels les recruteurs et les entreprises communiquent activement pour attirer les candidats. Si les entreprises doivent se vendre pour devenir plus attractives, elles doivent néanmoins également développer des modes opératoires nouveaux pour permettre aux candidats de postuler le plus intuitivement et le plus rapidement possible. Des processus de recrutements plus « friendly user », plus transparents et destinés à procurer au candidat une expérience positive déjà lors de son tout premier contact avec l’entreprise, cet employeur potentiel ou bien avec l’agence de recrutement. Posts, Tweets, images, vidéos … Tous les formats coexistent désormais pour permettre à l’entreprise de se présenter au candidat mais aussi permettre au candidat de se présenter d’une façon innovante et différentiée. Pour la première fois sans doute dans l’histoire du recrutement, les recruteurs/employeurs et les candidats/employés sont à égalité dans cette jungle 2.0. Le CV, encore incontournable ne sera bientôt plus suffisant et voit déjà se greffer autour de lui des tests psychométriques, des tests de compétences comportementales ou par exemple des entretiens vidéos1 de plus en plus incontournables. Cette évolution profonde confirme que l’avenir est aux profils candidats 360 degrés accessibles en un clic et aux offres d’emploi polyformats qui pourraient-elles demain se glisser au sein de nos discussions Skype, WhatsApp ou Viber ou nous arriver en format SMS par exemple. Conséquence directe, plus les entreprises accentuent leur communication en vue de promouvoir leur marque-employeur, plus elles deviennent victime de leur succès. En conséquence : les recruteurs sont contraint de faire face à une masse de données bien souvent difficile à appréhender et gérer car n’ont jamais eu accès à autant d’informations. Le Big-Data dans le secteur RH va-t-il contribuer à la naissance d’un recruteur augmenté ? C’est l’opinion de David Bernard, CEO d’AssessFirst, une société spécialisée dans le recrutement prédictif. Pour David Bernard la digitalisation entraine que la masse d’information accessible et donc à traiter par candidat devient tellement colossale (compétences techniques, personnalité, motivations, aptitudes et tous les autres critères pertinents…) qu’un simple cerveau humain d’un recruteur n’est pas capable d’assimiler sainement et logiquement une telle masse d’information pour 10,15 ou 20 candidats par mission et d’ainsi prendre des décisions de sélection véritablement pertinentes. Sans nul doute que cette Big-Dataisaion favorisera inévitablement l’émergence d’algorithme visant à permettre de pré-qualifier ou pré-valider des profils selon une multitude de critères objectifs et subjectifs prédéterminés et donc l’arrivée des fameux « robots recruteur » dans la phase de tri et d’évaluation. Les voix critiques de cette automatisation des processus de sélection en amont et de la disparition de l’humain devraient pourtant se réjouir. En faisant gagner du temps au recruteur pour la recherche et surtout le tri de profils, cette automatisation permettra au recruteur d’en consacrer plus à la sélection des candidats, et d’ainsi replacer l’humain et l’échange au centre du jeu. Après tout comme le dit Maurice Thévenet, professeur de management et de ressources humaines à l’ESSEC : « le recrutement reste l’histoire d’une rencontre ». *** Source

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Interview pour l’UFE : la Vidéo-Interview et le recrutement …

 La vidéo-interview différée : une révolution au cœur des ressources humaines ? Au cours des processus de recrutements, employeurs en recherche de profils compétents et candidats en recherche d’emploi font chacun de leur côté face à nombre de difficultés : Pour les employeurs recruter en Russie est bien souvent un parcours semé d’embûches. De par la situation démographique et son modèle économique le marché de l’emploi russe reste un marché de candidats. En conséquence, même si pour certaines positions les prétendants sont nombreux, les bons candidats sont souvent rares et souvent déjà en poste. La course aux bons candidats contraint donc les employeurs et recruteurs à agir sans perdre de temps, pour ne pas risquer de perdre les bons candidats au milieu d’un processus de recrutement trop lent. La pénurie globale de candidats oblige à traiter le sourcing de la manière la plus efficace et la plus rapide, et accessoirement, la moins coûteuse possible. Au cœur du processus de recrutement, il y a les entretiens physiques qui sont indispensables mais bien souvent chronophages lorsque le recruteur ou l’employeur s’aperçoivent rapidement que le candidat ne fera pas l’affaire. L’intégration croissante des réseaux sociaux au cœur de la recherche d’emploi confronte en outre les employeurs et les recruteurs à un volume de candidats » non conformes » auquel il leur est de plus en plus difficile de faire face. Enfin le développement en province confronte les employeurs et les recruteurs à la gestion de la distance et vu l’immensité du territoire russe, les problématiques de recrutements à distance sont encore plus complexes (les entretiens téléphoniques sont peu efficaces) et souvent coûteuses. Pour les candidats, de l’autre côté de la boucle, les problématiques sont également nombreuses. La culture du CV bien rédigé fait souvent défaut en Russie et cela est particulièrement vrai pour de nombreux types de profils qui ne peuvent ainsi démontrer leurs compétences réelles. N’être qu’un CV parmi les autres ne permet pas au candidat de mettre en valeur sa personnalité, sa motivation, son réel niveau en langues étrangères ou encore de démontrer son adéquation avec le poste ou la culture d’entreprise de l’employeur. Se faire recruter à distance est bien souvent complexe : impossibilité matérielle ou financière de se rendre à un entretien physique ou bien de participer à un long entretien téléphonique au moment où l’employeur ou le recruteur sont disponibles. Pour beaucoup de candidats, les processus de recrutement sont souvent peu lisibles et difficiles à comprendre par exemple lorsqu’ils n’obtiennent aucune réponse suite à une candidature … Enfin nombre de candidats en recherche passive ne souhaitent pas consacrer de temps à une discussion concernant une nouvelle opportunité professionnelle. Pour toutes ces raisons : la vidéo-interview différée révolutionne les processus de recrutement. « Si une image en dit plus que mille mots, alors une vidéo ….» Comment est-ce que cela fonctionne ? Le recruteur ou l’employeur rédigent les questions destinées aux candidats qu’ils ont choisis ou qui ont postulé en répondant à l’offre d’emploi … Les candidats découvrent les questions au moment où l’enregistrement démarre et y répondent donc de façon spontanée mais lorsque cela leur convient à l’aide de leur webcams, smartphones ou tablettes. Le recruteur et l’employeur visionnent les réponses, les partagent par un simple clic si nécessaire avec des collègues ou autres et finalement ils ne reçoivent que les meilleurs candidats en entretien physique. Les avantages ? Ils sont légion ! Pour l’employeur ou le recruteur, la vidéo-interview permet de gagner en efficacité et en temps et donc en rentabilité tout en limitant les risques d’erreur dans le recrutement. Ce système permet de : Remplacer l’entretien téléphonique qui est relativement peu efficace. Evaluer les candidats en quelques minutes par le son et l’image. Traiter un plus grand nombre de candidatures. S’épargner des entretiens inutiles et chronophages et mieux maitriser son emploi du temps. Ne se consacrer qu’aux meilleurs candidats. Recruter à distance plus efficacement. Présenter le candidat (aux collègues ou à la direction ou à leurs clients pour les agences de recrutements) non seulement via le CV mais aussi via l’entretien-vidéo. Pour le candidat la vidéo-interview est une chance supplémentaire de pouvoir : Exprimer sa personnalité et ne pas être un simple CV Se faire donner la parole pour se mettre en valeur. Postuler plus sereinement et plus facilement. Postuler à distance en n’étant pas discriminé par rapport aux candidats plus proches. L’expérience montre que ce processus innovant, moderne et transparent plait énormément aux candidats et leur donne une excellente image tant de l’employeur final que de l’agence de recrutement qui intervient dans le process. Source